Angle de pièce vide : la lumière d’une fenêtre dessine des quadrilatères clairs sur un mur gris et sur le sol.

SITUATION

Mesure de protection juridique

Lorsque la personne concernée est sous curatelle ou sous tutelle, tout change : le donneur d’ordre n’est pas l’occupant, l’objectif n’est presque jamais de vider, et le rythme n’est pas le nôtre. Ces interventions demandent plus de temps qu’un débarras ordinaire, et c’est normal.

Qui mandate, et ce que cela implique

Le mandat vient du mandataire judiciaire à la protection des majeurs, ou du curateur ou tuteur familial selon la mesure en vigueur. Nous demandons le jugement et un courrier précisant l’étendue de la mission. La personne protégée est associée à la décision dans la mesure de ses capacités : elle n’est pas un obstacle à contourner, elle est la personne pour qui l’on travaille.

Maintenir à domicile, ce n’est pas vider

Dans la plupart des cas, l’objectif est que la personne reste chez elle. Il ne s’agit donc pas de sortir le maximum en une journée, mais de rendre le logement de nouveau sûr et habitable : dégager les circulations, retrouver l’accès aux sanitaires et à la cuisine, traiter ce qui doit l’être. Le tri se fait avec elle, par étapes, sur plusieurs passages courts plutôt qu’en une seule intervention massive.

Aucun démarchage, jamais

Nous ne contactons jamais une personne protégée de notre propre initiative, ni par téléphone, ni à domicile, ni par un intermédiaire. Solliciter une personne âgée isolée pour un débarras relève de l’abus de faiblesse dès lors que son discernement est altéré. Si quelqu’un se présente en se réclamant de nous, ce n’est pas nous, et cela doit être signalé.

Les pièces à réunir

  • Jugement instaurant la mesure de protection
  • Courrier du mandataire, du curateur ou du tuteur précisant la mission
  • Justificatif d’identité de la personne qui mandate
  • Le cas échéant, accord du bailleur pour l’accès aux parties communes

Nous n’intervenons jamais sur la seule demande d’un voisin ou d’un proche sans qualité : cela protège la personne concernée.

Séjour d’appartement entièrement vide et nettoyé, murs clairs, parquet, enfilade de portes ouvertes vers le couloir.

Questions propres à cette situation

  • Un proche inquiet peut-il nous appeler ?

    Il peut nous appeler, et nous répondrons volontiers à ses questions. Mais nous n’interviendrons pas sur sa seule demande s’il n’a pas qualité pour mandater. Nous l’orienterons vers le mandataire, le curateur ou, s’il n’existe pas encore de mesure, vers les services sociaux du secteur.

  • La personne peut-elle refuser une partie du tri ?

    Oui, et c’est fréquent. Nous nous arrêtons alors sur ce point et nous revenons dessus plus tard, ou pas du tout. Un désencombrement obtenu contre la volonté de la personne ne tient pas dans le temps : le logement se remplit à nouveau en quelques mois.

  • Combien de passages faut-il prévoir ?

    Cela dépend entièrement de la personne. Nous avons mené des accompagnements en trois passages et d’autres sur deux mois. Le calendrier est fixé avec le mandataire et révisé en cours de route ; il n’est jamais imposé à la personne.

Écrivez-nous, même sans être sûr de vous.

Vous n’avez pas besoin d’avoir réuni tous les documents pour nous appeler. Nous vous dirons ce qui manque, et la visite comme le devis ne vous engagent à rien.

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